Revivez 50 ans d'histoire, de passion et de technologie

Tous les mercredis, retrouvez les hommes et les machines qui ont marqué la marque Yamaha depuis sa création en 1955.

Télécharger ce numéro au format pdf Numéro 11 - mercredi 4 mai 2005 Accéder aux autres numéros

L’année 1974 est excellente pour Yamaha en terme de résultats sportifs avec des victoires prestigieuses dans les courses de 200 Miles de Daytona, d’Imola ou du Paul Ricard. En championnat du monde, l’histoire est tout aussi belle avec les titres de champion du monde par marque en 125, 250, 350 et 500 et les titres de champion du monde pilote de Kent Andersson en 125 et d’Agostini en 350. En coupe d’Europe 750, qui préfigure la coupe FIM et la Formule 750, la victoire revient au talentueux et inoubliable Jack Findlay qui est enfin récompensé à sa juste valeur avec ce titre.


Ago chez Yamaha : l’entente parfaite

En compétition, la grosse surprise de l’année 1974 provient de l’arrivée chez Yamaha, en tant que pilote officiel, d’Agostini, la figure emblématique de MV Agusta. Chacun s’accorde à dire que l’Italien ne va pas dominer les débats avec ses nouvelles montures comme il l’a fait depuis quelques années avec MV, qu’il n’a piloté que des quatre-temps et qu’il ne saura pas exploiter un deux-temps, qu’il est trop vieux...

Ago répond de la plus belle façon qui soit à toutes ces supputations en allant remporter outre-Atlantique une superbe victoire aux 200 miles de Daytona, suivie d’une autre non moins superbe en Europe, à Imola. Dans le championnat du monde 350, Ago met aussi les pendules à l’heure de façon magistrale dès le premier GP (Clermont-Ferrand) en le remportant. Un titre de plus est récolté par le fabuleux Agostini, avec cinq victoires sur les dix épreuves du championnat. Le nombre de championnats du monde qu’il a gagnés passe ainsi à quatorze. En 500, Ago, qui termine quatrième du classement général, aurait pu être aussi titré si la mécanique ne l’avait pas abandonné plusieurs fois. Vainqueur en Autriche et en Hollande, Ago est deuxième en Belgique et sixième en Tchécoslovaquie. A noter que dans le championnat d’Italie, Agostini et sa Yamaha sont vainqueurs en 500.


Patrick Pons : sur le podium en catégories 250 et 350

Patrick Pons réalise en 1974 une saison fantastique dans le championnat du monde, en catégorie 250 et 350. Régulièrement en bagarre dans le paquet de tête, le Français se hisse, grâce à son pilotage incisif qui découle d’une rage de vaincre hors pair, trois fois sur le podium en 250, avec en point d’orgue une fabuleuse deuxième place au GP de Yougoslavie obtenue sur le circuit d’Opatija.

Après un départ catastrophique, loin derrière tous les concurrents, Pons entame une remontée extraordinaire au prix de freinages dantesques et de passages en courbes magnifiques, où il flirte perpétuellement avec la limite. Cette attaque incroyable permet à Patrick de remonter un à un ceux qui le précèdent et d’arracher la deuxième place à Walter Villa, champion du monde en fin d’année, bien mieux servi en matériel (Harley-Davidson officielle), dans une course qui restera à jamais culte, puisqu’immortalisée dans le film de Pierre-William Glenn "Le Cheval de fer". Patrick Pons, classé troisième au final du championnat du monde 250, obtient le même superbe résultat en 350 avec, là encore, quelques "faits d’armes" mémorables qui le conduisent en Hollande sur la troisième marche du podium et en Suède, sur la deuxième, derrière Lansivuori.


Dieter Braun vice-champion du monde en 250 et 350 cm³

Braun et ses Yamaha bagarrent en 250, en 350 et, pour la première fois, en 500. Contré en 250 par Walter Villa, il l’est aussi en 350, mais cette fois par Agostini.

En 500, toujours sur une Yamaha, Braun, qui découvre cette catégorie, ne fait pas un début de saison exceptionnel, mais monte quand même pour la première fois sur un podium 500, lors du GP de Hollande à Spa, avec une belle troisième place, derrière Read et Agostini. Fianalement septième du championnat 500, Braun n’a pas démérité dans cette catégorie relevée..


Kent Andersson confirme son titre en 125

L’année 1974 voit Kent Andersson confirmer son titre de 1973 en gagnant cinq des dix Grands Prix inscrits au championnat.

Cette saison fut plus "tranquille" que la précédente pour Andersson. Il faut cependant signaler qu’Andersson se trouve titré devant des dauphins tels que Bruno Kneubüler (vainqueur à Assen), lui aussi sur Yamaha, et Angel Nieto, déjà cinq fois Champion du Monde (victorieux à Imola et Spa), sur Derbi.


1974... En bref...

En 1974, la gamme trails est complétée par deux "minis" baptisées GT80 et GT50. En trial, Yamaha est aussi à l'honneur avec par exemple, en avril, la victoire de Mike Andrews au trial de Sancerre, l'une des épreuves les plus cotées de l'année. Dans les années 1970, quelques pilotes japonais participent aux championnats du monde moto. Parmi eux : Hideo Kanaya 7e en 250 et 8e en 500 en 1973, Katazumi Katayama 4e en 250 en 1974.

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Révolution technique : le Cantilever

Tilkens, sur les conseils du crossman Torsten Hallman, crée la suspension "Cantilever". Yamaha achète le brevet de la suspension mono-amortisseur conçue par l’ingénieur belge. La suspension Cantilever fabriquée par Yamaha permet d’obtenir une plus grande progressivité de l’amortissement et donc une meilleure absorption des chocs. L’amortisseur placé dans le prolongement de l’épine dorsale du cadre est poussé par un bras oscillant triangulé qui procure, par sa forme, une excellente rigidité. Cette suspension va révolutionner le monde du tout-terrain, puis être adaptée à la route.

La première moto de cross pourvue d’une suspension "Cantilever" est l’YZ 250 officielle pilotée en 1973, dans les Grands Prix, par Hakan Andersson. Le Suédois remporte avec Yamaha le titre de champion du monde en ayant commencé le championnat avec une version à suspension "classique".


Les RD, RD DX et RDX

En 1974, la gamme des RD, qui commence avec la RDT 125, reconnaissable à son frein avant à tambour, évolue avec une version dotée d’un frein à disque, une première sur une 125, baptisée RD 125DX, puis poursuit son évolution avec l’arrivée des RDX. Déclinées, outre la 125, en 200, 250 et 350 cm3, les RD vont connaître un immense succès commercial tout au long de leurs carrières respectives.


YAMAHA 650 XS2 et XS2 Europa

Dotée d’un simple frein avant à disque, l’évolution de la XS-1B se décline en deux versions, différentes par la décoration qu’elles arborent, l’Europa reprenant les couleurs de la 125 YAS-3 du même nom.


YAMAHA DT360

Avec ses 32 chevaux à 6 000 tr/min, la DT360 est quasiment identique à la 350 RT-2 de 1971. Seul le réservoir de 9 litres est différent de celui de la RT-2 (9,5 litres), et le carburateur est d’un diamètre de 30 mm à la place des 32 mm de celui de la RT-2.

D’une cylindrée de 351 cm³ lors de sa commercialisation en 1973, elle évolue en 1974, en adoptant le moteur de la MX 360, la version cross. Et en 1975, elle disparaît du catalogue Yamaha pour laisser place à la DT400 qui est équipée d’un moteur de 397 cm³, mais qui ne développe que 27 chevaux, en raison des normes de bruit de plus en plus draconiennes.


YAMAHA YZ125

Sur le prospectus de 1974 consacré à l’YZ125, on découvre la moto en photo de trois-quart et de profil.

On apprend que le moteur est un deux-temps de 123 cm³, que la suspension arrière est assurée par deux amortisseurs avec bonbonne... Mais aucune puissance n’est indiquée... Comme d’ailleurs sur tous les prospectus concernant des motos de compétition.


La gamme YAMAHA de 1974

Ce prospectus de la gamme 1974 présente les 28 modèles de motos fabriqués par Yamaha.


Giacomo Agostini

Auréolé de quinze titres de Champion du Monde, Ago a marqué de son empreinte le sport motocycliste, comme peu de pilotes. Il fait partie de l’élite, de ceux dont le nom est connu, même des néophytes en matière de compétition moto. C’est dans les années 1960, à l’âge de 19 ans qu’Agostini débute la compétition dans des courses de côtes. Puis l’année suivante, en 1962, il participe à des épreuves sur circuit. Doué, le jeune Italien se fait vite remarquer au guidon de son 175 Morini et en 1963, Agostini remporte le titre de champion d’Italie en catégorie 175. Ago inscrit, ainsi, la première ligne d’un palmarès exceptionnel. Il devient rapidement pilote officiel de la marque Morini, et en 1964, réalise son premier résultat marquant en mondial en terminant quatrième du Grand Prix d’Allemagne de l’Est en 250, à La Solitude. Il loupe de peu le podium lors de cette première participation à une épreuve du championnat du monde, en finissant derrière trois pointures de l’époque : Phil Read, Redman et Duff. Mais en précédant quelques autres pilotes de talent comme Provini et Luigi Taveri. Agostini est devenu en peu de temps un pilote aux qualités reconnues.

Son passage en 1965 dans l’écurie MV-Agusta, où il rejoint un autre "génie" du pilotage moto, Mike Hailwood, va lui permettre de confirmer tout son talent au guidon des fabuleuses trois-cylindres 350 et 500 grises et rouges. Cette association va rédiger l’une des plus belles pages de la légende du sport motocycliste, et quand cette dernière s’arrête avec le passage d’Agostini chez Yamaha, une nouvelle page fabuleuse de l’histoire des Grands Prix s’écrit avec, dès la première année de collaboration du pilote italien avec la marque japonaise, un titre mondial à la clé en 350.


Numéro 11 - PDF (2,6 Mo)

Giacomo Agostini (1974)

Giacomo Agostini (1974)

200 miles de Daytona (1974)

Patrick Pons (1974)

Kent Andersson (1974)

H. Kanaya et K. Katayama (1974)

YAMAHA GT80 (1974)

Pub Yamaha (1974)

Pub Yamaha (1974)

La suspension cantilever (1974)

La suspension cantilever (1974)

YAMAHA RD125 (1974)

YAMAHA RD200 (1974)

YAMAHA RD125 (1974)

YAMAHA RD125 (1974)

YAMAHA 650 XS2 (1974)

52.YAMAHA 650 XS2 (1974)

YAMAHA 650 XS2 Europa (1974)

YAMAHA DT360 (1974)

YAMAHA DT360 (1974)

YAMAHA DT175 (1974)

YAMAHA DT125E (1974)

YAMAHA YZ125 (1974)

YAMAHA YZ125 (1974)

La gamme YAMAHA (1974)

Giacomo Agostini (1975)

Giacomo Agostini (1977)
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